la shiva

Le temps est ombragé,

Et les cèdres sont trempés

Une fragile couche de neige

Presque transparente tapisse le sol

Et les humeurs deviennent maussades

L’hiver murmure une dernière fois

Avant de s’évanouir au printemps

Qui montre le bout de son nez

Avec ses aromes organiques

Et l’ombre d’un parfum au vent

La rumeur d’une chaleur enveloppe les cœurs

Encore glacés

Et dépose dans nos têtes bouillonnantes d’idées

Des souvenirs d’ivresse de l’âme

Lors d’une soirée chaude d’été